DPE à Gare-Coteau du Frugy, Quimper : bâti ancien et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Gare-Coteau du Frugy, l’analyse de 1 012 DPE décrit un quartier principalement composé d’appartements, où le bâti antérieur à 1948 domine. Les logements classés F ou G y représentent 9,6 % des diagnostics, contre 6,0 % à Quimper, avec des enjeux à examiner logement par logement pour vendre ou louer.

DPE à Gare-Coteau du Frugy, Quimper : bâti ancien et enjeux immobiliers — Quimper

Un portrait énergétique fondé sur 1 012 DPE

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Gare-Coteau du Frugy)Part du quartier
A00,0 %
B101,0 %
C38337,8 %
D34033,6 %
E18218,0 %
F696,8 %
G282,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Gare-Coteau du Frugy (Quimper).

Le dossier énergétique de Gare-Coteau du Frugy repose sur 1 012 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans ce quartier de Quimper. Ils appartiennent à un échantillon analysé de 15 000 DPE à l’échelle de la ville. Ce périmètre permet de décrire les logements diagnostiqués, leurs étiquettes, leur ancienneté et leurs caractéristiques médianes. Il ne doit pas être confondu avec un recensement exhaustif de tous les logements du quartier. Les résultats constituent donc un cadre de comparaison pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, plutôt qu’une description automatique de chaque adresse. Pour interpréter un bien particulier, son propre diagnostic reste le point de départ : une tendance locale ne suffit pas à déterminer sa consommation ou sa classe énergétique.

  • Périmètre local : 1 012 DPE géolocalisés à Gare-Coteau du Frugy, issus de l’échantillon analysé à Quimper. Les proportions présentées décrivent ce corpus.
  • Référence communale : 15 000 DPE analysés, permettant de rapprocher les indicateurs du quartier de ceux de la ville, sans assimiler les deux profils.
  • Lecture des médianes : les valeurs de 45 m², 200 kWh/m²/an et 948 € sont des repères statistiques distincts, pas la fiche d’un logement type.

Un bâti majoritairement antérieur à 1948 et surtout collectif

L’ancienneté du bâti est une caractéristique marquante du corpus local. Les logements construits avant 1948 représentent 52,4 % des diagnostics de Gare-Coteau du Frugy, contre 19,2 % à l’échelle de Quimper. Cette période constitue ainsi la catégorie de construction dominante du quartier. Plus largement, 75,9 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Le parc observé est également très largement composé d’appartements : les maisons individuelles ne représentent que 9,4 % de l’ensemble. Ces éléments décrivent un profil ancien et principalement collectif, mais ne renseignent pas directement sur les rénovations déjà réalisées. L’année de construction ne permet donc pas, à elle seule, de déduire une étiquette DPE. Pour un appartement comme pour une maison, il faut distinguer l’époque du bâtiment de la performance énergétique constatée dans le diagnostic.

Des classes C et D dominantes, avec 9,6 % de F et G

La répartition des étiquettes montre que les classes C et D occupent les premières places dans le quartier, avec respectivement 383 et 340 diagnostics. La classe E vient ensuite, avec 182 diagnostics. À l’autre extrémité de l’échelle, aucun DPE du corpus n’est classé A et 10 sont classés B. Les étiquettes F et G concernent respectivement 69 et 28 logements, soit 97 logements au total. Leur part atteint 9,6 %, contre 6,0 % pour la ville entière. Les passoires énergétiques sont donc proportionnellement plus présentes dans l’échantillon du quartier que dans celui de Quimper. Cette différence ne doit toutefois pas masquer la diversité locale : le bâti ancien observé comprend de nombreux logements classés C ou D, et ne se résume pas aux étiquettes les moins favorables.

  • A et B : aucun diagnostic classé A et 10 classés B. L’absence de A concerne le corpus analysé et ne permet pas d’affirmer qu’aucun logement du quartier n’atteint cette classe.
  • C et D : 383 diagnostics en C et 340 en D. Ce sont les deux étiquettes les plus représentées dans les données locales.
  • E : 182 diagnostics. Cette catégorie doit être considérée séparément des 97 logements classés F ou G pour décrire fidèlement la distribution.
  • F et G : 69 diagnostics en F et 28 en G. Leur proportion de 9,6 % dépasse la référence communale de 6,0 %, sans permettre de localiser les logements concernés par rue ou par immeuble.

Une consommation médiane supérieure à celle de Quimper

La consommation médiane s’établit à 200 kWh/m²/an à Gare-Coteau du Frugy, contre 175 kWh/m²/an à Quimper. Sur cet indicateur rapporté à la surface, le quartier présente donc une valeur plus élevée que la référence communale. Le constat s’inverse pour le coût énergétique annuel médian estimé : il atteint 948 € dans le quartier, contre 1 036 € dans la ville. Ces résultats ne sont pas contradictoires, car ils ne mesurent pas la même chose. Le premier indicateur exprime une consommation par mètre carré, tandis que le second présente une estimation annuelle à l’échelle du logement. La surface médiane diffère également entre les deux périmètres : elle est de 45 m² dans le quartier, contre 64 m² pour l’ensemble de Quimper.

La moindre surface médiane invite à ne pas interpréter le coût annuel estimé plus bas comme la preuve d’une meilleure performance énergétique. Les données fournies ne permettent pas d’isoler la contribution de la surface, de l’ancienneté ou d’autres caractéristiques dans l’écart observé. Elles ne permettent pas non plus de calculer une facture individuelle à partir des seules médianes. Pour comparer un logement du quartier à la référence de Quimper, il est préférable de regarder séparément sa surface, sa consommation rapportée au mètre carré et son estimation de coût annuel. Le repère de 948 € décrit le centre de la distribution des estimations locales ; il ne constitue ni une dépense garantie pour un occupant, ni un montant applicable à tous les appartements de Gare-Coteau du Frugy.

Vendre ou louer : replacer le DPE du bien dans son contexte

Pour vendre à Gare-Coteau du Frugy, ces données aident à présenter la situation énergétique du bien sans attribuer à tout le quartier une performance uniforme. Un logement classé C, D ou E doit être décrit à partir de son diagnostic, et non de la seule présence de 97 logements classés F ou G dans le corpus. Pour louer, la même distinction permet d’expliquer clairement l’étiquette, la consommation et le coût annuel estimé propres au logement. La surface mérite aussi d’être précisée, puisque la médiane locale est de 45 m². Dans les deux cas, les informations disponibles ne permettent de chiffrer ni une incidence sur la valeur du bien, ni des travaux, ni une évolution future de son classement. Toute conclusion individuelle demande des éléments propres au logement.

Questions fréquentes

Gare-Coteau du Frugy est-il moins performant que Quimper sur le plan énergétique ?

Deux indicateurs sont moins favorables dans le corpus du quartier : la consommation médiane atteint 200 kWh/m²/an contre 175 à Quimper, et la part de F et G est de 9,6 % contre 6,0 %. Le coût annuel médian estimé est toutefois inférieur, à 948 € contre 1 036 €. Ces indicateurs doivent être lus séparément, notamment parce que les surfaces médianes diffèrent.

L’ancienneté des bâtiments signifie-t-elle que les logements sont tous mal classés ?

Non. Si 52,4 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, les classes les plus représentées sont C, avec 383 diagnostics, et D, avec 340. L’ancienneté et l’étiquette ne sont pas interchangeables. Les données ne détaillent pas les rénovations ni le croisement entre période de construction et classement : elles ne permettent donc pas d’attribuer une performance donnée à tous les bâtiments anciens.

Quel chiffre utiliser pour présenter les dépenses énergétiques d’un logement à vendre ou à louer ?

Le montant à présenter doit être celui de l’estimation propre au logement, en le distinguant d’une dépense réelle ou garantie. Les 948 € annuels constituent uniquement la médiane estimée du corpus de Gare-Coteau du Frugy. Ce repère peut contextualiser un diagnostic, mais ne remplace pas ses informations. Il doit être rapproché de la surface et de la consommation du bien, plutôt qu’appliqué automatiquement.

Sources officielles

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