DPE à Providence-Saint-Mathieu, Quimper : bâti ancien et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Providence-Saint-Mathieu, les 893 DPE géolocalisés décrivent un quartier très majoritairement composé d’appartements et marqué par le bâti ancien. La proportion de logements classés F ou G atteint 9,4 %, contre 6,0 % à l’échelle de Quimper.

DPE à Providence-Saint-Mathieu, Quimper : bâti ancien et enjeux immobiliers — Quimper

Le dossier énergétique de Providence-Saint-Mathieu repose sur 893 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Quimper. Ces données permettent de décrire les biens diagnostiqués dans le quartier et de les comparer aux références communales disponibles. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous ses logements. Trois caractéristiques se dégagent : une forte présence de constructions anciennes, une très large majorité d’appartements et une proportion de classes F et G supérieure à celle de la ville. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces repères donnent un contexte utile, sans remplacer l’examen du DPE du bien concerné.

Un bâti ancien, très majoritairement en appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Providence-Saint-Mathieu)Part du quartier
A30,3 %
B202,2 %
C33938,0 %
D30434,0 %
E14316,0 %
F647,2 %
G202,2 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Providence-Saint-Mathieu (Quimper).

La période de construction dominante à Providence-Saint-Mathieu est celle d’avant 1948 : elle représente 47,7 % des diagnostics du quartier, contre 19,2 % à l’échelle de Quimper. Plus largement, 72,3 % des biens diagnostiqués ont été construits avant 1975. Cette ancienneté distingue donc nettement le secteur du profil communal. Les maisons individuelles ne représentent que 6,9 % de l’ensemble, le reste correspondant à des appartements. La surface médiane de 44 m², contre 64 m² dans la ville, complète ce portrait de logements généralement plus petits dans l’échantillon local. Ces éléments orientent la lecture des résultats énergétiques, mais ne renseignent pas sur les rénovations déjà réalisées, l’isolation ou les équipements propres à chaque appartement.

Des étiquettes dominées par les classes C et D

La répartition des étiquettes montre que les classes C et D occupent la place principale dans les diagnostics de Providence-Saint-Mathieu, avec respectivement 339 et 304 résultats. La classe E rassemble ensuite 143 diagnostics. Les meilleures étiquettes sont moins présentes : 3 diagnostics sont classés A et 20 sont classés B. À l’autre extrémité, les classes F et G concernent respectivement 64 et 20 diagnostics. Le quartier ne présente donc pas un profil énergétique uniforme, malgré son ancienneté dominante. Un appartement ancien ne peut pas être présumé mal classé sur la seule base de son année de construction. La lecture doit rester attachée au diagnostic individuel, tout en tenant compte de la présence plus importante des passoires énergétiques dans le secteur.

  • Classes A et B : 3 diagnostics en A et 20 en B. Ces résultats restent peu nombreux dans l’échantillon local ; ils ne permettent pas d’identifier les caractéristiques techniques des logements concernés.
  • Classes C et D : 339 diagnostics en C et 304 en D. Ces deux catégories structurent le profil du quartier et rappellent que le bâti ancien peut présenter des résultats énergétiques différents.
  • Classe E : 143 diagnostics. Cette catégorie mérite d’être distinguée des classes F et G pour ne pas assimiler tous les logements situés sous la classe D à des passoires énergétiques.
  • Classes F et G : 64 diagnostics en F et 20 en G, soit 84 au total. Leur part atteint 9,4 %, contre 6,0 % dans l’ensemble de Quimper.

Un coût médian inférieur, mais une consommation au mètre carré supérieure

La comparaison avec Quimper appelle une lecture croisée des indicateurs. À Providence-Saint-Mathieu, la consommation médiane atteint 199 kWh/m²/an, contre 175 kWh/m²/an pour la ville. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé est de 923 €, inférieur à la référence communale de 1 036 €. Ces deux constats ne sont pas contradictoires : la consommation est exprimée par mètre carré, tandis que le coût annuel porte sur le logement. La surface médiane locale, de 44 m² contre 64 m² à Quimper, constitue donc un élément essentiel de contexte. Les données fournies ne permettent cependant pas d’isoler l’effet de la surface, des équipements ou des usages sur cet écart de coût.

  • Comparer l’efficacité énergétique à l’aide de la consommation par surface : les médianes de 199 et 175 kWh/m²/an portent sur un indicateur différent du montant annuel estimé.
  • Lire les 923 € de coût médian annuel comme un repère statistique, et non comme une facture annoncée pour chaque logement. Le montant individuel doit être recherché dans le diagnostic du bien.
  • Tenir compte des surfaces médianes de 44 m² dans le quartier et de 64 m² dans la ville avant de conclure qu’un coût annuel inférieur traduit une meilleure performance.
  • Associer la comparaison énergétique à celle du bâti : la part d’avant 1948 atteint 47,7 % localement, contre 19,2 % à Quimper, sans que ces seuls chiffres établissent une causalité.

Vendre : situer le bien sans lui attribuer la moyenne du quartier

Pour préparer une vente à Providence-Saint-Mathieu, les statistiques du quartier servent surtout à contextualiser le DPE individuel. Dans un secteur où les classes C et D comptent 339 et 304 diagnostics, il serait réducteur de présenter l’ensemble du parc comme énergétiquement dégradé. À l’inverse, les 84 diagnostics classés F ou G justifient une attention particulière lorsque le bien vendu appartient à ces catégories. Le vendeur peut s’appuyer sur l’étiquette, la consommation et l’estimation de coût figurant dans son propre dossier pour répondre aux questions des acquéreurs. Il importe également de distinguer les caractéristiques établies du logement des tendances locales. Aucune donnée fournie ne permet de chiffrer une décote, une valorisation ou l’effet du DPE sur les conditions de négociation.

Louer : examiner le diagnostic et le budget énergétique du bien

Pour un projet de location, la proportion locale de 9,4 % de classes F et G invite à examiner précisément l’étiquette du logement envisagé. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à distinguer la performance au mètre carré du coût annuel estimé. Le repère de 923 € ne constitue ni une garantie de dépense ni une prévision adaptée à tous les appartements du quartier. La surface du bien et les informations de son DPE restent nécessaires pour comprendre sa situation particulière. Les faits disponibles ne comprennent pas de cadre réglementaire locatif : ils ne permettent donc pas de conclure ici à la possibilité de louer un logement déterminé. Cette question doit être vérifiée séparément, à partir du dossier individuel et des règles applicables.

Questions fréquentes

Providence-Saint-Mathieu compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Quimper ?

Oui, dans les données analysées, les classes F et G représentent 9,4 % des diagnostics du quartier, contre 6,0 % à Quimper. Cela correspond à 84 diagnostics locaux : 64 en F et 20 en G. Ce constat porte sur l’échantillon disponible et ne signifie pas que chaque immeuble ancien du quartier présente une mauvaise performance.

Pourquoi le coût énergétique médian est-il plus faible malgré une consommation supérieure ?

Les indicateurs n’ont pas la même unité : 199 kWh/m²/an décrit une consommation rapportée à la surface, tandis que 923 € correspond à un coût annuel médian estimé. La surface médiane du quartier est de 44 m², contre 64 m² à Quimper. Cette différence éclaire la comparaison, sans suffire à expliquer précisément l’écart de coût.

L’ancienneté d’un appartement permet-elle de prévoir son étiquette DPE ?

Non, les chiffres fournis ne permettent pas de relier individuellement l’année de construction à l’étiquette. Si 47,7 % des diagnostics concernent du bâti d’avant 1948, les classes C et D restent les plus représentées, avec 339 et 304 résultats. Pour une vente ou une location, seul l’examen du diagnostic du logement permet de connaître sa classe.

Sources officielles

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