DPE à Rosmadec-Kergos, Quimper : comprendre le bâti et les étiquettes énergie

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Rosmadec-Kergos, les 1 066 DPE analysés décrivent un quartier largement composé d’appartements, où les classes C et D occupent une place centrale. La proportion de logements classés F ou G atteint 3,3 %, contre 6,0 % dans l’ensemble de Quimper.

DPE à Rosmadec-Kergos, Quimper : comprendre le bâti et les étiquettes énergie — Quimper

Le dossier énergétique de Rosmadec-Kergos repose sur 1 066 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Quimper. Ces observations permettent de décrire le bâti diagnostiqué, ses étiquettes et plusieurs indicateurs de consommation, de coût estimé et de surface. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du quartier. Il faut donc lire les proportions comme celles des diagnostics étudiés, sans attribuer automatiquement leurs caractéristiques à chaque adresse. L’ensemble dessine un profil principalement collectif, marqué par les constructions de 1948 à 1974, avec une fréquence de classes F et G inférieure à celle observée à l’échelle de la ville.

Un bâti surtout collectif, dominé par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Rosmadec-Kergos)Part du quartier
A00,0 %
B191,8 %
C45342,5 %
D42940,2 %
E13012,2 %
F292,7 %
G60,6 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Rosmadec-Kergos (Quimper).

La période de construction dominante à Rosmadec-Kergos est celle de 1948 à 1974 : elle représente 50,8 % des diagnostics du quartier. Plus largement, la part des logements construits avant 1975 atteint 63,6 %. Le bâti antérieur à 1948 compte pour 12,9 %, contre 19,2 % dans l’ensemble de Quimper. Le quartier présente ainsi une présence moins forte du bâti le plus ancien, tout en restant majoritairement constitué de logements d’avant 1975 dans l’échantillon. Les maisons individuelles ne représentent que 6,7 %, le reste correspondant à des appartements. Ces éléments décrivent l’âge et la forme du parc observé, mais ne renseignent pas, à eux seuls, sur les matériaux, les équipements de chauffage ou les rénovations réalisées.

  • 1948-1974 : cette période rassemble 50,8 % des diagnostics et constitue le principal repère chronologique pour comprendre le bâti étudié à Rosmadec-Kergos.
  • Avant 1948 : la part de 12,9 % est inférieure aux 19,2 % observés à Quimper ; le quartier n’a donc pas exactement le même profil d’ancienneté que la ville.
  • Avant 1975 : les 63,6 % fournis décrivent une majorité de logements anciens dans l’échantillon, sans permettre de connaître leur état énergétique actuel à partir de leur seul âge.
  • Maisons individuelles : leur part de 6,7 % signale la nette prédominance des appartements ; les données ne précisent ni le nombre d’immeubles ni leur hauteur.

Des étiquettes concentrées sur les classes C et D

La répartition des étiquettes fait apparaître deux groupes principaux : 453 diagnostics sont classés C et 429 sont classés D. La classe C est donc la plus représentée, devant la classe D. À l’autre extrémité, aucun diagnostic n’est classé A et 19 sont classés B. La classe E regroupe 130 diagnostics, tandis que les classes F et G en comptent respectivement 29 et 6. Ce profil montre que l’ancienneté dominante du bâti ne se traduit pas par une majorité de passoires énergétiques. Il ne permet cependant pas d’expliquer les résultats : les données fournies ne détaillent ni les travaux déjà effectués, ni l’isolation, ni les systèmes énergétiques des logements concernés.

  • Classes A et B : aucun DPE en A et 19 en B. L’absence de classe A concerne cet échantillon, et ne suffit pas à affirmer qu’aucun logement du quartier ne pourrait relever de cette classe.
  • Classes C et D : 453 DPE en C et 429 en D. Ces deux catégories constituent le cœur du profil énergétique observé, sans effacer les différences entre logements.
  • Classe E : 130 DPE. Cette catégorie doit être distinguée des classes F et G lorsque l’on présente le nombre de passoires énergétiques du quartier.
  • Classes F et G : 29 DPE en F et 6 en G, soit les 35 logements recensés comme passoires dans les données fournies.

Moins de passoires et des médianes inférieures à celles de Quimper

À Rosmadec-Kergos, les passoires F et G représentent 3,3 % des logements diagnostiqués, contre 6,0 % à Quimper. La consommation médiane est également inférieure : 161 kWh/m²/an dans le quartier, contre 175 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 948 €, alors que la référence communale atteint 1 036 €. Ces indicateurs vont dans le même sens, mais leur comparaison demande de tenir compte du profil des logements. La surface médiane est de 57 m² dans le quartier, contre 64 m² à Quimper. Les logements observés n’ont donc pas la même surface médiane, ce qui invite à ne pas interpréter le seul coût annuel comme une mesure isolée de performance.

Vendre à Rosmadec-Kergos : replacer le DPE du bien dans son contexte

Pour préparer une vente, les chiffres du quartier peuvent servir à contextualiser l’étiquette du logement, sans remplacer son diagnostic. Un bien classé C ou D relève des catégories les plus représentées à Rosmadec-Kergos, avec respectivement 453 et 429 diagnostics. Un logement classé F ou G se situe dans un groupe moins fréquent, qui rassemble 35 logements dans l’échantillon. Cette distinction aide à organiser une présentation factuelle du bien : sa classe, sa consommation et son coût estimé doivent être décrits à partir de ses propres documents. Les données disponibles ne mesurent aucun effet sur la valeur de vente, la négociation ou l’intérêt des acquéreurs. Elles ne permettent donc pas de chiffrer une décote ou une valorisation liée à l’étiquette.

Louer dans le quartier : examiner le logement plutôt que sa seule adresse

Pour une mise en location, le faible poids relatif des passoires ne dispense pas d’examiner la situation du logement concerné. Les 3,3 % de classes F et G décrivent le quartier, pas la possibilité de louer chaque bien. Les faits fournis ne comportent pas de cadre réglementaire permettant de conclure sur ce point. Sur le plan de l’information, le coût médian estimé de 948 € et la surface médiane de 57 m² apportent des repères, à distinguer des caractéristiques du logement proposé. Propriétaire et candidat locataire peuvent ainsi centrer leurs échanges sur le diagnostic individuel et ses estimations. L’âge de construction ou la prédominance des appartements ne suffisent pas à déduire les dépenses énergétiques futures.

Questions fréquentes

Rosmadec-Kergos présente-t-il un meilleur profil DPE que Quimper ?

Les indicateurs fournis sont plus favorables sur plusieurs points : 3,3 % de passoires F et G contre 6,0 %, et une consommation médiane de 161 contre 175 kWh/m²/an. Cela décrit une tendance de l’échantillon, pas une supériorité de chaque logement. Les surfaces médianes diffèrent également : 57 m² dans le quartier contre 64 m² dans la ville.

Le bâti ancien du quartier est-il principalement classé F ou G ?

Non : malgré une part de 63,6 % de logements construits avant 1975, les classes les plus nombreuses sont C, avec 453 diagnostics, et D, avec 429. Les données ne croisent toutefois pas les périodes de construction avec les étiquettes. Elles ne permettent donc pas d’attribuer précisément une classe aux logements d’une période donnée.

Peut-on utiliser les 948 € médians pour présenter les dépenses d’un logement ?

Les 948 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon du quartier. Ce montant peut être présenté comme un repère local, mais pas comme l’estimation propre d’un bien ni comme une facture future. Pour vendre ou louer, il faut distinguer cette donnée de contexte des informations figurant dans le diagnostic du logement.

Sources officielles

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