À Quimper, le parc diagnostiqué dominé par C et D, avec un enjeu marqué sur E
L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 18 406 diagnostics enregistrés à Quimper, sans correspondre à autant de logements uniques. Les classes C et D dominent cette photographie, tandis que la classe E représente 2 166 diagnostics et les classes F et G réunies 1 114.

À Quimper, 18 406 diagnostics ADEME éclairent le parc sans recenser tous les logements
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Quimper |
|---|---|
| A | 120 |
| B | 509 |
| C | 8 377 |
| D | 6 120 |
| E | 2 166 |
| F | 782 |
| G | 332 |
Au 24 septembre 2026, la dernière photographie officielle utilisée pour cette analyse de Quimper repose sur l’extraction ADEME du 18 septembre. Elle contient 18 406 diagnostics enregistrés dans le périmètre local de la commune du Finistère, identifiée par le code INSEE 29232. L’actualité tient à cette mise à jour et à sa lecture, non à un événement municipal. Son intérêt est de préciser le profil énergétique du parc diagnostiqué auquel vendeurs, bailleurs et acquéreurs peuvent comparer un dossier individuel. Elle ne décrit toutefois ni chaque logement de la ville ni nécessairement son état actuel : un même logement peut figurer plusieurs fois dans la base.
La population communale de référence du jeu local est de 64 385 habitants. Ce repère situe le périmètre, mais ne permet pas de calculer la proportion des logements couverte par les diagnostics : des habitants, des logements et des enregistrements ne sont pas des unités interchangeables. La méthode consiste ici à examiner la distribution des étiquettes, puis les caractéristiques disponibles du bâti, de l’énergie et des risques. Les résultats sont conservés avec leurs dénominateurs, notamment lorsque le corpus géolocalisé est mentionné. Sans série antérieure fournie, cette photographie ne démontre aucune amélioration ni dégradation du parc, et ne mesure pas davantage une évolution récente des pratiques de diagnostic.
C et D donnent au profil quimpérois son centre de gravité
Le premier trait du profil quimpérois est le poids de la classe C : 8 377 diagnostics, soit 45,5 % des enregistrements. La classe D suit avec 6 120 diagnostics et 33,3 %. Ce sont donc ces deux catégories qui structurent la lecture locale, plutôt que les seules étiquettes les moins favorables. À l’autre extrémité de la distribution, A compte 120 diagnostics, soit 0,7 %, et B en rassemble 509, soit 2,8 %. Pour un propriétaire ou un acquéreur, cette répartition offre un point de comparaison descriptif : elle situe une étiquette dans le corpus communal, sans donner la valeur marchande du bien ni résumer toutes ses caractéristiques. Côté marché, vous pouvez aussi consulter les prix de l’immobilier à Quimper calculés à partir des transactions réelles de la commune.
La prédominance de C et D ne signifie pas que tous les biens portant ces étiquettes se ressemblent. Les chiffres fournis ne croisent pas les classes avec la surface, la période de construction, le chauffage ou le secteur. Ils ne permettent donc pas d’établir le portrait d’un logement C ou D typique de Quimper. Ils ne permettent pas non plus de conclure qu’une maison et un autre type de bien partageraient les mêmes caractéristiques à étiquette identique. La conséquence pratique est de conserver deux niveaux de lecture : la distribution communale pour le contexte, et les données du logement concerné pour comprendre ce qui est effectivement vendu, loué ou acheté.
- A : 120 diagnostics enregistrés, soit 0,7 % ; B : 509, soit 2,8 %.
- C : 8 377 diagnostics enregistrés, soit 45,5 % ; D : 6 120, soit 33,3 %.
- E : 2 166 diagnostics enregistrés, soit 11,8 %.
- F : 782 diagnostics enregistrés, soit 4,2 % ; G : 332, soit 1,8 %.
La classe E élargit l’enjeu locatif au-delà des seuls F et G
Les classes F et G réunissent 1 114 diagnostics enregistrés, soit 6,1 % du corpus. La classe E, à elle seule, en compte 2 166, soit 11,8 %. Le profil local invite ainsi à ne pas limiter l’analyse aux deux dernières étiquettes : E occupe une place plus importante dans les enregistrements. Ce constat ne signifie pas que davantage de logements uniques seraient nécessairement concernés dans les mêmes proportions, puisque les répétitions restent possibles. Il ne renseigne pas non plus le nombre de biens effectivement loués. Il montre en revanche que la lecture du calendrier énergétique doit distinguer une situation déjà applicable et des échéances prévues.
En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite F en 2028 et E en 2034. Au 24 septembre 2026, ces dates n’ont donc pas le même statut temporel. Pour les bailleurs, les 332 diagnostics G, les 782 F et les 2 166 E correspondent à des catégories à lire séparément, et non à un ensemble soumis simultanément à la même échéance. Pour un acquéreur envisageant la location, cette distinction éclaire l’usage projeté du bien, sans permettre de déduire de la base le nombre de locations concernées.
- G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
- F : échéance prévue en 2028.
- E : échéance prévue en 2034.
À la vente, le périmètre de l’audit ne se confond pas avec toutes les étiquettes E à G
Pour les vendeurs, un autre cadre entre en jeu : l’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E est incluse depuis le 1er janvier 2025. Cette règle ne se superpose pas simplement à celle de la location : elle porte sur une opération et des types de biens déterminés. Le poids local de E mérite donc aussi une lecture du côté des ventes, sans attendre l’échéance locative prévue pour cette classe. Une étiquette E n’a pas la même conséquence selon que l’on examine le calendrier de location ou le périmètre de l’audit à la vente.
Les maisons individuelles représentent 26,6 % dans les données fournies. Cette part ne suffit pas à chiffrer le nombre de ventes relevant d’un audit, car aucun croisement entre maisons et classes E, F ou G n’est disponible. Le nombre d’immeubles en monopropriété n’est pas fourni non plus, pas davantage que celui des biens proposés à la vente. Multiplier directement cette proportion par les effectifs des étiquettes produirait donc une estimation sans fondement dans le jeu transmis. Pour un vendeur comme pour un acheteur, l’information concrète est l’articulation entre le type de bien et sa classe, et non un volume communal supposé de transactions soumises à l’audit.
Un corpus marqué par les périodes de construction antérieures à 1975
L’ancienneté du bâti constitue un deuxième trait important de la photographie. La période dominante est 1948-1974, avec 33,9 % du corpus géolocalisé. La part du bâti antérieur à 1949 est de 19,2 %, celle de l’antérieur à 1975 de 53,1 %, et les périodes antérieures à 2001 représentent 81,0 %. Ces indicateurs donnent une profondeur historique au profil énergétique local, mais ils ne sont pas tous des catégories indépendantes. Les seuils « antérieur à » décrivent des ensembles emboîtés, tandis que la période dominante est un intervalle. Les additionner indistinctement créerait des doubles comptes et une lecture erronée de la composition du corpus.
La présence importante de périodes anciennes ne prouve pas, à elle seule, l’origine des étiquettes E, F ou G. Aucun tableau croisant année de construction et classe énergétique n’est fourni, et les données ne décrivent pas les éventuelles transformations de chaque bien. Il serait donc abusif d’attribuer automatiquement une mauvaise étiquette à une période ou de présenter le bâti ancien comme uniformément moins performant. Pour un acquéreur, l’ancienneté et le diagnostic sont deux informations complémentaires, non substituables. Pour un propriétaire, le profil historique communal situe son bien dans un contexte, mais ne fournit ni programme de travaux individualisé ni gain énergétique attendu.
64 m², 175 kWh/m²/an et le gaz : trois repères à ne pas fusionner
La surface médiane est de 64 m² et la consommation médiane de 175 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 036 €. Ces trois valeurs apportent des repères de taille, de consommation rapportée à la surface et de dépense estimée. Une médiane situe le milieu d’une distribution ; elle ne décrit pas tous les dossiers. Surtout, les trois médianes ne constituent pas nécessairement les caractéristiques d’un seul et même logement. Les réunir pour fabriquer un bien représentatif masquerait les différences entre enregistrements. La somme annuelle indiquée reste une estimation médiane du corpus, et non une facture annoncée à chaque occupant.
Le gaz naturel est le chauffage principal dans l’extraction, avec 10 607 diagnostics. Ce volume est un trait saillant du profil quimpérois, mais il ne donne pas le nombre de logements uniques chauffés au gaz. Il ne prouve pas davantage que ce chauffage expliquerait la prédominance des classes C et D ou la consommation médiane observée. Les croisements nécessaires ne sont pas fournis. Pour les parties à une vente ou à une location, ces repères distinguent ainsi plusieurs questions : la classe énergétique du bien, sa consommation, son chauffage et son coût estimé. Aucune de ces dimensions ne peut être automatiquement déduite des autres à partir des seules valeurs communales.
Des secteurs identifiés, mais aucun classement local des performances ou des risques
Cinq quartiers ou secteurs IRIS figurent dans l’analyse : Quimper Centre, Rosmadec-Kergos, Gare-Coteau du Frugy, Providence-Saint-Mathieu et Penvillers-Métairie Neuve. Leur présence indique les secteurs analysés, mais les faits fournis ne donnent pas de répartition énergétique propre à chacun. Il n’est donc pas possible de désigner un secteur plus performant, plus ancien ou davantage concerné par les classes F et G. Il serait tout aussi infondé d’y répartir les 18 406 diagnostics à parts égales. Pour les lecteurs qui connaissent l’adresse du bien, ces noms constituent des repères géographiques, pas une hiérarchie des situations immobilières ni une description du dossier individuel.
Géorisques recense cinq familles de risques : inondation, mouvement de terrain, séisme, radon et rupture de barrage. Le potentiel radon est de 3 ; la zone sismique est non renseignée. Cette dernière mention est une absence d’information dans les faits transmis, et non une déclaration d’absence de risque. De même, le recensement de familles de risques ne permet pas d’affirmer que chaque bien ou chacun des cinq secteurs est exposé de façon identique. Les données énergétiques et les données de risques doivent rester deux lectures distinctes. Une classe DPE ne renseigne pas, dans ce jeu, l’exposition d’une adresse à l’une de ces familles.
Vendre, louer ou acheter : ce que la photographie permet réellement de retenir
Le principal enseignement pour Quimper est une combinaison, plutôt qu’un indicateur isolé : une distribution dominée par C et D, une classe E plus présente que F et G réunies, et un corpus géolocalisé où les périodes antérieures à 1975 occupent une place importante. Le gaz naturel ajoute une caractéristique énergétique notable à ce portrait. Ces observations coexistent ; les chiffres transmis ne démontrent pas de relation causale entre elles. Leur utilité est de placer les questions dans le bon ordre de lecture, en distinguant le contexte communal, le dossier énergétique du bien et le cadre correspondant à une vente ou à un nouveau bail.
Cette actualisation ne permet de promettre ni prix, ni délai de vente, ni résultat de travaux. Elle ne permet pas davantage de dénombrer les logements locatifs ou les ventes affectés par les échéances énergétiques. Sa portée est plus précise : documenter le parc diagnostiqué à partir de l’extraction du 18 septembre 2026 et rendre visibles les distinctions utiles au 24 septembre. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, le repère communal éclaire une décision sans la remplacer. La limite demeure la même tout au long de l’analyse : les statistiques portent sur des diagnostics enregistrés, dont certains peuvent concerner plusieurs fois un même logement.
- Vendeurs : distinguer l’étiquette du bien et son type pour lire le périmètre de l’audit énergétique réglementaire.
- Bailleurs : séparer la situation des G pour un nouveau bail des échéances prévues pour F et E.
- Acquéreurs : ne pas assimiler les médianes communales aux caractéristiques du bien examiné, ni les risques recensés à une exposition identique de toutes les adresses.
Questions fréquentes
Les 18 406 diagnostics correspondent-ils à 18 406 logements à Quimper ?
Non. La base contient 18 406 diagnostics enregistrés dans le périmètre local. Un même logement peut apparaître plusieurs fois ; le nombre de logements uniques n’est pas fourni.
Quelle place occupent les classes E, F et G dans cette extraction ?
E représente 2 166 diagnostics, soit 11,8 %. F en compte 782 et G 332. F et G réunies totalisent 1 114 diagnostics enregistrés, soit 6,1 %, sans correspondre nécessairement à autant de logements uniques.
La classe E entre-t-elle dans le périmètre de l’audit énergétique à la vente ?
Oui. En métropole, l’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G. La classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025.